La Musique

Des morceaux traditionnels ont été recueillis auprès d'Anciens ou sur de vieux carnets de bal et sont interprétés par plusieurs exécutants, certains (comme les musiciens routiniers d'antan ) ont appris à jouer d'oreille.

La Musique :

 Si les violons et autres instruments à cordes ou à vent sont toujours présents, l'accordéon diatonique (ancêtre du "musette") n'a pas été oublié.

 

 Les Instruments joués par la Pibole :

Le Violon :

Le violon est apparu dans le premier tiers du XVIème siècle au terme de l’évolution des cordes à archet, en même temps que la famille des violes de gambe. Il va se développer au point d’éclipser cette dernière dans le courant du XVIIIème siècle.

Le violon est un instrument du groupe des cordes à archet (alto accordé une quinte au-dessous, violoncelle, contrebasse). Le corps du violon comporte une caisse de résonance évoquant le corps d’une femme et un manche.

Le violon a quatre cordes accordées de quinte en quinte, donnant de l’aigu au grave : mi, la (diapason), ré, sol. Les cordes sont généralement en boyau de mouton ou en acier.

L’archet compte deux parties : la baguette et les crins. La baguette est en bois de Pernambouc courbée à chaud. Sur celle-ci sont tendus des crins naturels (environ 150).

On passe sur les crins une résine, la colophane, afin de leur donner l’adhérence nécessaire pour faire vibrer la corde.

La plupart du temps, violon et archet sont construits séparément par des artistes différents (luthiers et archetiers).

Les plus anciens luthiers sont mal connus mais l’Italie devient rapidement un centre de lutherie où se distinguent deux écoles. L’un des plus célèbres élèves, Antonio Stradivari (dit Stradivarius, mort en 1737) portera la facture italienne à son apogée (Il reste de lui quelque 500 exemplaires de violons). Parmi les luthiers français, on note Lupot, Pique, Bernardel, Thibaut, Vuillaume et également Tourte, Lamy, Peccate et Sartory comme archetiers.

 

L'Accordéon Diatonique :

En 1829, le facteur de pianos et d’orgues Cyril Demian déposa à Vienne un brevet pour un nouvel instrument nommé Akkordion (le nom Accordéon n’apparaîtra que vers 1830).

C’est un instrument à vent à anches libres en bois ou métalliques. La ventilation alternée y est produite par un soufflet à main permettant de contrôler constamment la pression d’air.

L’accordéon ne comporta tout d’abord qu’un seul clavier, dit clavier « chant », auquel vint s’ajouter, après 1880, un second clavier pour l’accompagnement.

En 1895, on invente le système unisonore, grâce auquel chaque touche produit un son unique, que l’on tire ou que l’on pousse le soufflet. L’accordéon diatonique ne possède pas ce système unisonore que, par contre, l’accordéon chromatique possède.

Intégré au folklore français depuis les années 1880, il est le principal représentant du genre musette en vogue dans les bals parisiens après 1900.

 

La Flûte :

Ce type d’instrument à vent est composé d’un tube creux percé de trous et d’une embouchure.

La flûte (ou flûte douce) de nos collégiens est une flûte à bec sifflet. Celle-ci fut largement utilisée dans la culture musicale populaire jusqu’au XVIIIème siècle.

On trouve 5 types de flûtes à bec en bois ou en plastique : sopranino en fa, soprano en ut, alto en fa, ténor en ut et basse en fa.

La flûte allemande (ou flûte traversière) est en buis ou en métal. Elle se différencie de la précédente par son embouchure latérale et par le fait qu’il faut donc la  tenir en biais.

On trouve 6 types de flûtes traversières : grande flûte en ut, petite (ou piccolo) en ré bémol, piccolo en ut, basse en ut, alto en sol et flûte de Bœhm.

La flûte de Bœhm porte le nom de son créateur car celui-ci, en 1832, a modifié la perce et a conçu un système rationnel et perfectionné de clefs (c’est la flûte traversière des orchestres symphoniques). 

 

Les Percussions :

 Ce groupe d'instruments est le plus ancien connu puisque dès la Préhistoire les Rythmes en battant des cailloux, en tapant du pied ou en tapant les mains se pratiquaient sûrement.

Le tambour a un timbre clair, sec, martial, vibrant ce qui permet d’atteindre les effets rythmiques les plus entraînants.

Il s’apparente à la grosse caisse mais ses dimensions sont beaucoup plus réduites. Sous la membrane inférieure sont tendues, côte à côte, deux cordes de boyau, de façon à toucher la membrane dans toute l’étendue de son diamètre : ces cordes caractérisent le timbre de l’instrument.

On frappe le tambour avec deux baguettes en bois dont l’extrémité est renflée en forme d’olive et qui, en rebondissant sur la peau, se prêtent à des roulements très rapides.

Nos anciens se servaient de cuillères de cuisine en bois pour faire de la rythmique et elles ont évolué et sont devenues un instrument à part entière.

Les cuillères sont en bois, d’un seul tenant et leur forme rappelle toujours deux cuillères mises dos à dos.

Contrairement à ce que l’on pense, cet instrument est difficile à jouer et offre des variantes rythmiques importantes.

Il est malheureusement difficile de trouver des cuillères en France et il n’y a plus qu’au Québec qu'on les fabrique encore.

 

 Autres Instruments du Folklore Français :

 

 La vielle à roue :

Instrument à cordes frottées et à clavier, la vielle fut en honneur du XIéme au XVIIIème siècle. Une roue de bois colophanée frotte les cordes. Elle est mue par une manivelle à main droite.

La caisse est plate (type guitare) ou bombée (type luth) ; le cheviller est accolé à la caisse ; les ouïes sont placées à l’extrémité inférieure de la table.

On trouve quatre cordes de bourdon de part et d’autre de la boite, quatre cordes sympathiques sur la table et deux cordes mélodiques. Ces deux dernières sont accordées à l’octave l’une de l’autre et sont attaquées par le simple ou le double jeu de sauteraux relié aux touches du clavier.

En France à l’époque où la vielle à roue connut une grande vogue (aux environs de 1718), on connaissait l’accord en sol et celui en ut.

Son timbre quelque peu criard convient toujours aux danses folkloriques et aux cortèges villageois.

Plusieurs variantes de cet instrument existent ou ont existé : la vielle à archet, la vielle à cordes pincées et Giraud de Calençon mentionne même une vielle à 17 cordes au XIIème siècle.

 

 La Mandoline :

La mandore (ou mandole) est un petit luth du XVIème siècle, de quatre à huit doubles-cordes, à manche court, à caisse piriforme et au cheviller recourbé en avant se terminant souvent par une tête d’animal. Les cordes sont accordées en quinte.

La mandoline est une petite mandore. Ses quatre doubles-cordes métalliques, accordées à l’octave aiguë de la mandole, reproduisent exactement l’accord de celles du violon. On les joue avec un plectre d’écaille appelé médiator ou penna, c’est donc un instrument à cordes pincées.

Le trémolo que rend l’instrument est très caractéristique de celui-ci.

Dès la fin du XVème siècle, il fut fort répandu en Europe. En Italie, aux XVIIIème et XIXème siècles, de nombreux types régionaux fleurissent (caisse bombée, caisse plate, à huit doubles-cordes, à cordes simples, etc...). Les plus célèbres lieux de la facture italienne sont Milan, Gênes, Florence et surtout Naples.

La mandoline est considérée comme l’instrument populaire indispensable de la sérénade amoureuse.

 

 La Bombarde :

C’est un instrument à anche double ancêtre du Hautbois. L’anche est généralement un morceau de roseau très mince d’environ 6.5 cm de long.

Dans les instruments à anche double, deux languettes de roseau sont étroitement liées l’une à l’autre par un fil enroulé, et placées dans un bouchon qui est inséré à l’extrémité supérieure du tuyau de l’instrument.

Lorsque les deux languettes sont mises en mouvement par le souffle du musicien, l’air vibre, ce qui produit le son désiré.

Le son est ensuite contrôlé, amplifié et modifié grâce à la forme du conduit et par le bouchage/débouchage des trous du tube.

Cet instrument est très présent dans le folklore breton.

 

Le Cromorne :

Son nom vient de l’allemand Krummhorn. C’est un instrument de musique à vent en bois de la famille de la bombarde. Il était très utilisé au XVIème et XVIIème siècles. Cet instrument se caractérise par sa forme de « canne à l’envers ».

 

La Guitare :

Cet instrument à cordes pincées, à manche et à corps aplati des deux côtés, est d’origine orientale. La guitare fut introduite en Espagne par les Maures.

Il existe quatre types de guitare : la « classique » (cordes nylon et manche large), la folk (cordes acier et manche étroit), la jazz (cordes acier, manche étroit, pan coupé et ouïes) et l’électrique (cordes acier, manche étroit et caisse pleine).

L’instrument se joue avec ou sans médiator.

 

 

La Veuse et la Musette :

La musette est un instrument de musique à air, composé d’un réservoir en forme de sac alimenté en air par un soufflet. Sur le sac ont trouve un à deux tuyaux à anches (les chalumeaux) et quelques grands tuyaux (les bourdons).

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le terme de bal « musette » ne provient pas de l’instrument mais d’une gavotte pastorale très populaire des soirées dansantes des XVIIème et XVIIIème siècles.

La veuse est le nom donné à la variante saintongeaise de la cornemuse. Cet instrument à vent se compose d’une outre et de tuyaux à anches. C’est dans un tuyau sans anche que souffle le musicien pour alimenter l’outre en air.

 

 

La Harpe :

C’est un grand instrument de forme triangulaire, à cordes inégales que l’on pince des deux mains et dont la sonorité est assez voisine de celle du piano. C’est aussi l’instrument symbolique du folklore de l’Irlande.

La harpe classique possède quarante-sept cordes et sept pédales qui permettent de jouer dans tous les tons.